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Technique et Science Informatiques

0752-4072
Revue des sciences et technologies de l'information
 

 ARTICLE VOL 33/7-8 - 2014  - pp.563-566
TITRE
Introduction

RÉSUMÉ

L’expression « informatique musicale », tout comme celle de « musique savante » fait partie des idiosyncrasies inhérentes à la langue (et à la culture) française, encore que cela soit surtout vrai de la seconde. On emploie quelque fois Musical Informatics en anglais tout en préférant Computer Music ou Music Technology , et l’allemand accepte Musikinformatik. L’adjectif « savant » pour la musique est traduit par scholarly, serious, classical qui ne reflètent que partiellement le sens pris en français par ce qualificatif. Ces considérations terminologiques rappellent que chaque culture met l’accent sur des aspects variés d’une réalité complexe et multiforme. Dans la culture scientifique et artistique française il semble que ces deux thèmes constituent le prisme par lequel de telles réalités sont abordées : le contenu savant des musiques est mis au premier plan, et l’informatique est assumée comme science de référence (subsumant alors mathématique, physique, cognition) mise au devant des moyens intell ectuels recherchés pour décrypter et mettre en œuvre ces structures musicales dites « sérieuses » c’est à dire en réalité riches et complexes. Pionnier de l’informatique musicale en France, et médaille d’or du CNRS, Jean-Claude Risset rappelle dans l’entre tien retranscrit dans ce même numéro le bouleversement qu’ il ressent lorsqu’il entre en contact avec le langage Music IV de Max Matthews (implémenté par John Chowning à Stanford) aux Bell Laboratories au milieu des années soixante. Il comprend immédiatement le potentiel illimité d’un langage de programmation de haut niveau par opposition à la programmation ad-hoc des modules de synthèse, sans limite a priori de complexité des structures imaginables (en dehors des limites de calculabilité qui deviendront cri tiques et seront prises en considération plus tard, lorsque les problèmes combinatoires lourds et la programmation logique entreront dans le champ de l’informatique musicale). Cette approche que Max Mathews (crédité de l’invention de l’informatique musicale) défendait dès le début des années soixante a fortement influencé dès sa création à la fin des années soixante, un centre de recherche comme l’Ircam (hôte de l’unité mixte de recherche STMS, Sciences et technologies de la musique et du son). Et dès le début des années 1970, les langages Music n dédiés à la synthèse sonore y furent introduits par John Chowning, inventeur de la synthèse par modulation de fréquence. C’est ainsi que quelques années plus tard, ce centre produisait dans les années quatre-vingt-dix deux langages de programmation qui allaient avoir un impact international et se partager le champ de l’informatique musicale en deux grands paradigmes : Max (en hommage à Max Mathews) pour le traitement en temps-réel des signaux sonores et événementiels dans le temps de la scène ; et OpenMusic, pour la conception, la représentation et la simulation des structures musicales de haut niveau mises en jeu en composition dans le (long) temps différé qui précède la réalisation en concert.



AUTEUR(S)
Gérard ASSAYAG

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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