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Technique et Science Informatiques

0752-4072
Revue des sciences et technologies de l'information
 

 ARTICLE VOL 27/5 - 2008  - pp.659-660
TITRE
CHRONIQUE. Les scientifiques doivent-ils continuer à écrire en français ?

RÉSUMÉ
Il est admis que la recherche scientifique est une activité dans laquelle les chercheurs du monde sont en compétition dont la lingua franca est l’anglais. Dès lors la question posée en titre peut paraître saugrenue. Il y a pourtant de bonnes raisons pour répondre par l’affirmative. D’abord, la recherche reposant beaucoup sur des financements publics, une élémentaire considération voudrait que les contribuables de base puissent avoir accès à ce qu’ils ont, sur leurs impôts, soutenu. La deuxième raison concerne l’enseignement. Dans le premier cycle de l’enseignement supérieur et même jusqu’à l’issue du master, beaucoup d’étudiants, d’élèves des écoles et d’enseignants s’obstinent à parler leur langue maternelle, il y a donc un urgent besoin de supports de cours et de travaux dirigés en cette langue. La production de livres de synthèse et de manuels en français est donc une tâche extrêmement honorable et même nécessaire, sinon les étudiants ne disposent que de bouts de cours manuscrits ou d’origines diverses qui même mis bout à bout n’ont pas la profondeur et la force de persuasion d’un bon manuel ou d’un bon article de synthèse qui constitueront une référence pour la suite des études. Comment faire aimer une discipline en offrant que des livres en anglais qui ne sont en général pas adaptés, ni au niveau, ni à la didactique, ni aux habitudes que nous avons de structurer nos enseignements. La troisième raison relève de l’apprentissage. Il faut un grand entraînement pour pouvoir s’exprimer dans une autre langue que sa langue maternelle avec le même sens de la nuance, avec la même richesse d’image, avec le même humour et avec la même complicité. Il est donc très utile qu’un jeune chercheur ou un thésard puisse travailler avec son superviseur dans sa langue maternelle. Cela seul facilite une totale complicité. Et quel meilleur moyen de travailler que de rédiger des articles préparatoires, même si l’ultime version finit, dans un conditionnement standard, en anglais. Voilà au moins trois bonnes raisons de considérer la publication scientifique en français comme une nécessité. Et on n’abordera pas dans cet article la question de la publication en langue maternelle dans le domaine des humanités puisqu’elle est un peu moins menacée qu’en sciences. Au fil de notre plaidoyer, on a compris que la mise à disposition du savoir scientifique à différents niveaux sauf le plus haut doit continuer à se faire en français. Pour que cette production continue, il est urgent de valoriser normalement cette activité ce qui n’est pas le cas en ce moment en France.

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